Dans le cadre de sa focalisation sur la taxe Zucman, la gauche a oublié la piste de la TVA pour imposer les ultra-riches. Surtout, la TVA est un impôt indolore qui est censé ne pas avoir un impact direct sur les entreprises.
Ainsi, pour rappel, les recettes de la TVA en France sont une composante majeure des recettes fiscales de l'État, avec un apport de près de 101 milliards d'euros en 2024. C'est le principal impôt sur la consommation et une source de revenus essentielle pour le budget de l'État, qui représente le tiers des recettes fiscales.
Le ciblage des ultra-riches peut être atteint par un taux de TVA additionnel sur les biens de luxe. C’est le cas des yachts, des bolides, des parfums chers, de la maroquinerie et de tout produit non essentiel peu élastique au prix. De plus, la TVA a l’avantage de concerner également les biens importés. Au passage, la TVA est une taxe payée même par les immigrés clandestins ainsi que par les ménages non imposables sur les biens de consommation courante.
Naturellement, comme la taxe Zucman, cette TVA ciblée mérite des études plus poussées notamment au niveau de l'élasticoté-prix des biens de luxe et de l'anticipation des voies de voies de contournèrent. Il en est de même pour le nombre de points additionnels à fixer au niveau du taux de la TVA sur les produits de luxe.